Hier, samedi 15 août, nous sommes allés avec Maria à la Porte de Versailles pour assister à la dernière journée de l’Esports World Cup (EWC), avec le match pour la troisième place entre Hikaru Nakamura et Alireza Firouzja, puis la finale entre Magnus Carlsen et Denis Lazavik.
Un gigantesque espace pour l'esport
Première impression : beaucoup de monde, et surtout beaucoup de jeunes.
Bien sûr, les jeux vidéo restent les grandes vedettes de l’EWC, mais pour les échecs, participer à un événement de cette ampleur constitue une vitrine exceptionnelle.
Un véritable show
Tout est conçu pour le spectacle : scène gigantesque, écrans, musique, éclairages, commentateurs et réalisation professionnelle.
Et lorsque Magnus Carlsen est apparu pour la finale, l’accueil ressemblait franchement à celui réservé à une rockstar !
Les moyens financiers sont eux aussi impressionnants : 1,5 million de dollars de prix pour le tournoi d’échecs, dont 250 000 dollars pour le vainqueur.
La formule est particulièrement adaptée à ce type d’événement : des parties rapides de 10 minutes sans incrément, avec plusieurs parties par match.
Cela donne des affrontements très dynamiques et parfois extrêmement tendus lorsque les joueurs arrivent en zeitnot.
Avant cette phase finale, toute une série de qualifications avait réuni une bonne partie des meilleurs joueurs mondiaux : Carlsen, Nakamura, Firouzja, Nepomniachtchi, Abdusattorov, Niemann, Duda et beaucoup d’autres.
Le match pour la troisième place fut marqué par plusieurs problèmes techniques.
Nakamura menait Firouzja et, après une nouvelle défaite, le Français décida finalement de ne pas revenir jouer la partie suivante.
Nakamura prit donc la troisième place.
La grande surprise fut la présence en finale du jeune grand maître biélorusse Denis Lazavik, 19 ans, qui réalisa un superbe parcours.
Mais face à lui se trouvait Magnus Carlsen…
Ambiance de jeux vidéos
Le Norvégien remporta nettement la finale, 3-1, 3-1, confirmant une nouvelle fois sa domination dans les cadences rapides.
Au-delà du résultat, nous retiendrons surtout l’ambiance.
Voir autant de jeunes spectateurs vibrer devant des parties d’échecs, avec des moyens comparables à ceux des grandes compétitions sportives, est assez réjouissant.
On peut être plus ou moins sensible à cette mise en scène très « esport », mais une chose est certaine : elle offre au jeu d’échecs une exposition exceptionnelle auprès d’un nouveau public.



































